Risque d’illiquidité, comment le limiter ?

Les "disclaimers" qui font référence au risque d'illiquidité en matière d'investissement sont obligatoires et nécessaires. En effet, si ce risque est avéré, il est aussi associé à des erreurs évitables et sert essentiellement à vous mettre en garde sur vos choix d'investisseur.
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Le risque d'iliquité c'est de l'argent cadenassé

Le risque d’illiquidité réside dans la difficulté d’un actif à se transformer en monnaie. 

Dans le cas d’un investissement participatif immobilier, vous détenez le plus souvent une créance (l’obligation) auprès d’un porteur de projet. Vous êtes donc lié contractuellement avec ce dernier qui s’est engagé à vous rembourser votre argent accompagné des intérêts prévus au contrat.

Votre souscription d’obligations prévoit un taux de rendement annuel et un délai de remboursement. Ce taux de rendement est la rémunération que vous attendez par rapport à un risque que vous évaluez (santé de l’entreprise, capacité du projet à se réaliser aux conditions attendues, capacité à tenir le délai, risques exogènes, etc).

En cas d’imprévu…

Dans l’attente du remboursement et de la perception de vos intérêts, vous pouvez être surpris par un évènement que vous n’attendiez pas. En cas de besoin de récupération rapide de vos fonds, vous pourriez être contraints par la revente de vos obligations avant terme à un tiers. Ce temps de revente est incertain et peut prendre du temps.

Pour faciliter la revente de vos titres, vous devrez probablement fixer un prix en dessous de la valeur initiale : le cas échéant, vous subiriez donc une perte en capital. Dans l’attente de trouver un acquéreur, votre argent est donc bloqué.

Comment limiter le risque d’illiquidité ?

La règle d’or : n’investir que des sommes dont vous n’aurez pas besoin dans l’immédiat. Choisissez donc des horizons de placement qui conviennent à vos projets de vie. Planifiez donc vos dépenses ou achats importants pour votre foyer.

En complément, diversifiez vos investissements en crowdfunding : c’est un moyen de limiter les effets du risque d’illiquidité. Si vous investissez à des dates différentes sur des horizons de placement différents, vous pourrez profiter de fin d’opérations plus régulièrement. Ainsi, vous pourrez arbitrer plus souvent entre la récupération de vos fonds ou le réinvestissement de votre argent sur de nouveaux projets.

Conservez toujours une l’épargne de précaution : il est contre productif d’investir la totalité de l’argent que vous avez épargné. Vos liquidités demeurent indispensables. En cas de coup dur, vous éviterez de faire le choix difficile d’une revente avec une perte partielle en capital pour récupérer des liquidités.

Equilibrer entre le court terme et long terme

Dans la même logique de diversification, pensez à investir sur des supports court, moyen et long terme. Alternez entre marché côté dont les titres sont plus liquides et les titres non cotés : souvent mieux rémunérés mais forcément plus risqués.

Vous pouvez aussi prêter attention à la périodicité des coupons de vos obligations : percevrez-vous des intérêts semestriels, annuels ou in fine ? Encore une fois, il est judicieux de varier les types de coupons pour vous assurer des rentrées d’argent plus régulières.

Quid du marché secondaire ?

C’est un vœu formé par de nombreuses plateformes depuis plusieurs années et qui réduirait ce risque d’illiquidité.

Le règlement européen UE 2020/1503 prévoit désormais, dans son article 25, le fonctionnement d’un marché secondaire qui reste un marché de gré à gré. Nous mettrons donc à disposition sur le site un tableau d’affichage des souhaits de revente de titres. Les investisseurs seront ainsi libres de vous contacter et de négocier directement avec vous le prix de cession de vos obligations.

La plateforme ne sera pas tenue de vous accompagner dans cette démarche à la revente et ne percevra aucune rémunération. Néanmoins, nous vous rappellerons l’obligation de la mise à disposition, par vos soins, de la Fiche d’Informations Clés sur l’Investissement à votre futur acquéreur.

Vous serez évidemment tenu d’informer le porteur et la plateforme du changement de propriété de vos titres. Le registre des obligataires sera ensuite mis à jour par le porteur et la perception des intérêts ainsi que le remboursement seront adressés au nouveau détenteur des obligations cédées.

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